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PMI : Hospitalier d'un jour

publié le 15 avr. 2011 à 23:46 par Jean Michel
Cette brève s'adresse à tous ceux qui malheureusement ont peu de chance de la lire.

Cela peut paraître surprenant mais il en est ainsi. En effet si vous la lisez c'est que très probablement vous faîtes partie des fidèles du site et donc que vous êtes hospitaliers ou que vous êtes pèlerins du PMI. Sinon au hasard d'une recherche sur internet vous tomberez sur ce petit mot qui concerne ceux qui viennent pour une première fois au Pèlerinage Militaire International, quoique...

Je termine ma phrase précédente sur des petits points qui sèment le doute sur une vérité qui n'en est pas une. Venir au PMI ne veut pas dire que l'on connaisse l'Hospitalité Notre-Dame des Armées. Il y a donc dans le chemin plusieurs étapes.

La première étape concerne la prise de décision de venir au PMI. Rappelons-nous notre propre expérience. Comment sommes-nous venus à participer à ce pèlerinage ? Souvenir d'une enfance lointaine ? Insistance d'un aumônier persuasif ? Obligation militaire ? Choix réfléchi  ou fuite devant ses responsabilités ? Attirance du folklore qui entoure ce pèlerinage et dont on a entendu parler ? Etc, etc.

Une fois franchi ce grand pas, il y a la découverte pour beaucoup d'entre-nous d'un lieu où l'on reçoit selon ce que l'on donne. Une chose est certaine, nous en revenons transformé. Parfois ce n'est pas très visible et cela peut prendre du temps, un an, trois ans, dix ans, une carrière.

Et puis l'on revient, craignant ne pas retrouver ce qui nous a fait revenir. Et l'on redécouvre la Grotte et l'on voit des choses que l'on avait pas vu la première fois.  Et l'on peut revenir plusieurs fois et à chaque fois c'est différent et c'est semblable. Nous nous préoccupons de notre hôtel et nous nous fidélisons à une enseigne. Nous achetons nos souvenirs pour la famille et nos proches tout en critiquant ces marchands du temple. Nous buvons une bonne bière, un bon verre de Jurançon, un café tout en jugeant sévèrement ceux qui s'attardent sur les terrasses. Des sentiments contradictoires nous envahissent et nous ne savons pas bien exprimer auprès des autres ce que l'on trouve à Lourdes et le pourquoi l'on veut revenir.

Et alors en tant que pèlerin on voit des malades dans de drôles de chariots. Les bâches bleues attirent notre regard et nous interpellent. Nous croisons de nombreuses personnes de toute nationalité dans des uniformes bigarrés affichant ostensiblement des croix de Malte, des voiles et des capes, des blouses blanches, des brassards. Faut-il être infirmier ou infirmière ? Faut-il être médecin ? Je veux faire comme ceux qui aident les malades mais je ne sais pas comment m'y prendre. Et puis je n'ai aucune compétence et je ne saurai pas comment faire avec les malades qui poussent des cris et qui m'effraient.

Et alors la Vierge Marie, discrètement guide la main ou la parole d'un ami, d'une rencontre, d'un hospitalier qui va vous aborder  et dire : Viens avec moi ! Viens avec eux !

La seconde étape est franchie.

Viens avec moi pousser les malades. Viens avec moi prendre soin d'eux. Viens avec eux faire un bout de route et les rassurer.
Tu n'as pas besoin d'être infirmier ou médecin, tu dois juste venir avec ton amour des autres et ta bonne volonté.
Viens pour un jour seulement ou pour une demi-journée. Tu te feras une idée et tu verras.

Jean-Michel




P.S. : tout le monde peut s'inscrire pour une journée ou une demi-journée auprès de l'Accueil Notre Dame à Lourdes où se trouve le point de rencontre des hospitaliers de l'HNDA. Venez avant 8 h 00 le matin ou 13h30 l'après-midi. Jacqueline vous accueillera et vous inscrira sur la liste des hospitaliers d'un jour.

L'Accueil Notre-Dame est signalé sur les plans des sanctuaires et se trouvent de l'autre côté du Gave par rapport à la statue de la Vierge Couronnée.
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